» Cette année c'est roller (http://segoprod.zeblog.com/)

[Mini SIC] One Eleven 2007 ou plutôt Four Eleven !

Par Ségo :: 29/09/2007 à 13:30 :: Autres courses

One Eleven le 18 août 2007


Cette année et pour la deuxième fois consécutive, je me faisais une joie de participer cet été à la One Eleven en Suisse, à Saint Gall. L'année dernière, c'est en 5h08 que j'ai terminé cette course de 111 km, sous la pluie !


Cette fois, une rumeur court qu'il fera enfin beau, ou tout du moins sec... J'espère bien !

La semaine qui précède, je suis déjà sur place ou presque, puisqu'avec Dom on est en haute savoie à Annemasse. Le samedi pour rejoindre Saint Gall on a alors « que » la Suisse à traverser. Ce qui est chose faite en 4h il me semble, via l'autoroute. En arrivant sur place, ça se corse, il va falloir trouver le lieu de l'hébergement et du départ. Ce n'est pas le même que l'année dernière, mais j'avais vu sur le plan que c'était juste à côté. Donc déjà, si on retrouvait la fameuse « OLMA » c'était tout bon. Après avoir un tout petit peu tourné dans la ville, et grâce à mon sens de l'orientation ôh combien développé (je rigole même pas, c'est vrai), on arrive enfin à l'Atletik Zentrum.




On découvre ce centre athlétique tout beau tout neuf, un espèce de gymnase spacieux avec des gradins, plein de vestiaires et de douches, et des petits gymnases en hauteur (au niveau des gradins). C'est d'ailleurs là qu'on va dormir. En bas, c'est le « resto », les magasins, et les stands pour retirer les dossards. On retire donc nos dossards, puis après avoir communiqué via sms avec Yumyum qui était arrivé un peu avant nous en train, on le retrouve dans le parc du musée, juste à côté. Bonjour bonjour, on décharge nos affaires, on embarque nos duvets dans le dortoir, puis on retourne dans ce grand gymnase.



Dom et moi devons nous acheter des roues, étant donné qu'avant de partir de Paris j'ai pu constater avec peine que Hawaii Surf n'avait plus une seule roue de 90 en stock. Oui, nous voulions rouler en 90. Pour la simple raison que moi, j'avais roulé en 90 l'année passée et que c'était très bien comme ça, et que surtout, depuis le Mans, je n'avais quasiment pas chaussé mes patins ! Donc question entraînement... aïe aïe aïe. D'ailleurs ça me fait penser que la veille de la One et même la semaine qui précédait j'étais pas du tout fière et pas du tout assurée de rouler. Le lundi qui précédait la 111, on avait fait une partie de la piste Annecy – Ugine, en fait moi j'ai dû faire 50 bornes, dont 20 qui étaient un vrai supplice tellement j'avais mal aux chevilles. Cet épisode m'avait plutôt foutu un coup au moral et un gros doute quant à ma capacité et mon envie à participer le week end qui suivait à la 111... Donc je disais, nous cherchions à acheter des roues, et après une très longue reflexion (quelles roues : quelle dureté, panachage ou pas... etc. la grosse prise de tête quoi !) nous nous sommes enfin décidés pour des roues deux fois plus cher qu'en France (j'exagère à peine). Heureusement, grâce à l'allemand de Dom's et à son sens des affaire, nous les touchons pour le même prix que d'hab (prix fort bien sûr, sans la fameuse réduction de 10% que nous aurions en temps normal... m'enfin les meubles sont sauvés !)


Vient l'heure du repas, enfin plus exactement du plat de nouille car la « pasta » se résume à ça. Toujours pas de dessert, ni d'eau. C'est l'occasion pour retrouver des français et principalement des parisiens. Notamment des gens de la rando et de planet.


Après le « repas », nous montons dans le dortoir pour préparer nos rollers. Au final, nous avions opté pour un panachage, alors les pronostics sur le temps qu'il fera le lendemain et les combinaisons de roue qui vont avec vont bon train : s'il pleut, molles aux extrémités et dures à l'intérieur, « oui mais s'il fait sec, on risque pas trop de coller à la route ? » « oui mais je pense pas qu'il puisse faire sec pendant 111 km » Bla bla bla blaaaaa... On opte pour le temps sec, car c'est plutôt dans ce sens qu'allaient les prévisions, et puis, tout le monde le dit.



# 1034



Copains du PUC


Vient l'heure du dodo assez rapidement, à 21h45 exctinction des feux, c'est de plus en plus tôt. Cette année, avec mes boules quiès, je jure que je passerais une nuit nickelle !


4h et quelque, je sais plus bien, le réveil sonne. Ca se réveille doucement. On fait partie des premiers à aller au pti déj, d'ailleurs, on fait bien, car quand on arrive, c'est pas encore ouvert, mais une fois qu'on est passés et installés, c'est la cohue, et y'a une queue qui va jusqu'à l'autre bout du gymnase. Pti déj passé, la pression monte, on va commencer à aller se préparer. Moi je file me prendre une petite douche histoire de se réveiller et d'être bien. On regroupe un peu quelques affaires, en plus de nos affaires roller, puis on va à la voiture pour se préparer tranquillement, puisque dans le gymnase de toutes façons on a pas le droit d'avoir nos rollers (aux pieds). C'est là qu'on constate sans trop de surprise que le sol est sec, mais en regardant le ciel, on sait pas trop ce qu'il nous prépare. De toutes façons il fait bon, et ça sera manches courtes.


Une fois prêts, on roulotte un peu, mais à peine, c'est déjà presque l'heure du départ. Y'a un peu de monde, mais pas trop, en fait on se rend pas trop compte. Dans le peloton, je suis avec Dom's, on sait déjà plus où est Yumyum, devant, derrière, et les autres, pareil. PAN c'est parti, plutôt tranquillement, en légère montée, on est dans le 3ème quart. En regardant devant, on voit qu'il y a du monde, un ptit peu quand même ! On essaie de rouler un peu, mais sans trop partir vite, je me souviens trop de l'année dernière où le fait de partir doucement m'avait donné des ailes pour finir.


Je crois que je « lâche » Dom's assez rapidement, dans une des dernières descentes avant la sortie de la ville. Je roule un petit moment plus ou moins seule, puis je me fais rattraper par deux parisiens randonneurs, Enguerran et Lionel. On se retrouve à rouler ensemble à partir du dixième km à peu prêt (à la louche) . On se quittera presque plus du tout jusqu'à la fin (oui c'est beau hein).


Laurent et Dom's sur le passage mouillé


A cet endroit là, la route est un peu humide, une averse ayant eu lieu quelques minutes avant semble t-il. On a comme ça un peu de bitume mouillé pendant quelques km, ce qui vaut quelques chutes à nos partenaires de peloton, sans gravité, et surtout sans provoquer d'autres chutes. Puis enfin, nous retrouvons une route sèche. Avec le soleil qui se lève timidement, la brume dans les champs qui laisse apparaître les cornes des vaches suisses, c'est que du bonheur. L'air est pur et frais, mais pas trop. On entend les cloches des mêmes vaches qui nous encouragent. La route est à nous, et on profite du paysage. A un moment on longe le lac de Constance, qu'on avait pas pu voir l'année dernière à cause du mauvais temps.


Là jsuis encore heureuse




Enguerran prend les choses en main


Petite baisse de régime ?




Toute seule en mode je déroule




Ben oui il m'ont lâchée les vilains !!


On roule on roule, pendant des heures, ça se passe pas trop mal, on est tous les trois avec les gars de Paris, on se relaie, de temps en temps d'autres groupes accrochent. Vers le dernier tiers de la course on a commencé à jouer de l'accordéon : des fois je partais devant eux, avec d'autres patineurs, sans forcément le vouloir, des fois ils me rattrapaient et me lâchaient à leur tour. Les 30 derniers km ont été pour moi un vrai calvaire, et surtout les 20 denriers, montants. J'ai vraiment ressenti mon manque d'entrainement dans cette partie, et peut-être que j'avais trop forcé avant, que j'en avais pas assez gardé sous les roues. La première montée peu après le km 90, celle dans le virage qui serpente m'a tuée. Et surtout le « petit » raidillon juste après. Ceux qui l'ont faite la one s'en souviendront forcément : oui, vous savez, le raidillon où les spectateurs encouragent à coup de « hop hop hop » mais au rythme des pas, jusqu'à ce que t'arrive en haut. Enfin, merci à eux quand même, ça fait du bien tous ces encouragements. Bref, à partir de là je met tant bien que mal un pas devant l'autre et j'avance comme je peux. Apparement c'est un peu le cas des gars, Enguerran et Lionel qui peinent aussi. N'empêche que, je sais plus trop comment ça s'est passé exactement, mais ils se sont fait un plaisir de me rattraper et doubler dans la dernière grosse montée de 2 km avant l'entrée de Saint Gall. Enfin, je m'en foutais un peu, je savais que c'était la fin, j'avais hâte d'arriver.


Mon arrivée ( lol )


Mais ça, c'était sans compter sur quelques légers changements de parcours par rapport à l'année dernière !! Ben oui, le départ et l'arrivée avaient changé de place. On s'est donc tapé au autre faux plat montant sur un pont avant de tourner en haut à droite et enfin de dérouler jusqu'à la ligne d'arrivée. Enfin moi j'ai pas déroulé, sentant l'arrivée proche, j'ai terminé à un bon pti rythme. Puis, passage sous l'arche d'arrivée ... enfinnnnnnnnnnnnn !!!


Je retrouve mes potes arrivés un peu plus tôt, je m'affale par terre, première chose, enlever les rollers. De ce point de vue, ça s'est pas trop mal passé, j'ai pas eu mal aux chevilles. Je sais que j'ai des ampoules, mais rien d'affolant. Patins enlevés, je suis soulagée, je reste posée quelques instants. Puis je décide de me diriger vers le dortoir pour pouvoir prendre ma douche, me changer, tout ça. Et retrouver tout le monde.


A la sortie de la douche je tombe sur Dom's et Yumyum qui discutent de leurs perfs. Après un peu de repos, de rangement, un pti kébab en ville à 30 euros le menu (mais le gars était très sympa), on reprend tous les trois l'autoroute, direction la France.


Le repas du sportif


Tous plutôt contents de notre course, j'aurais mis 5h11 et Dom 6h08, et après discussions avec d'autres patineurs, il s'avère que nous n'avons pas fait 111 km mais 114 ! Le beau temps, qui aurait dû nous aider à faire un meilleur temps que l'année denrière, n'y aura rien fait, puisque nous avons tous mis plus longtemps. Ok, c'est sûr, nous n'avions pas trop d'entraînement, mais ça me rassure de pouvoir me dire que mon temps est expliqué en partie par quelques km parcourus en plus ! En tous cas, à chaud, un des premiers trucs que je me suis dit c'est que je ne reviendrais pas l'année prochaine. Mais qui sait ...

Trackbacks

Pour faire un trackback sur ce billet : http://segoprod.zeblog.com/trackback.php?e_id=255322

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire

Nom ou pseudo :


Email (facultatif) :


Site Web (facultatif) :


Commentaire :


Anti-Spam :
Recopiez le code dans le champ ci-dessus.

 
Cette année c'est roller - Blog créé avec ZeBlog